Le SCO vit un mercato d'été compliqué. Il pensait vendre rapidement Fofana et Abdelli mais ceux-ci ne trouvent pas preneurs. Par conséquent, il se trouve dans l'urgence de vendre son attaquant vedette, Lepaul, fin août, puis de laisser partir Fofana gratuitement car il avait anticipé en se faisant prêter Koffi au poste de gardien. Mais le rocambolesque ne s'arrête pas là puisque le club ne peut engager aucun joueur pour pallier ce départ et Labeau-Lascary, prêté par Lens, part finalement à Brest après moins d'une semaine en bord de Maine. Il y a donc surtout des départs, que ce soit en été ou en hiver. En défense, Hountondji et Šabanović s'en vont, Gaya est prêté et aucun joueur n'arrive. Au milieu, Aholou, Ferhat, Kalumba et Ould Khaled sont compensés par le seul Mouton. En janvier, Abdelli pique une crise et fait grève pour partir à Marseille, ce qui permet à van den Boomen d'arriver en prêt. Devant, c'est l'hécatombe. Outre Lepaul, Dieng, Diony, El Melali et Niane s'en vont. Puis Chérif est vendu en janvier alors qu'Allevinah, blessé toute la 1ère partie de saison, s'en va à peine guéri. Sbaï arrive à l'automne et Koyalipou est prêté durant l'hiver.
En début de saison, on ne donne pas cher de la peau du SCO, plus petit budget de la division avec Le Havre, et sans possibilité de recruter. Seuls un joueur libre et un joueur en prêt sont arrivés en début de saison. Après une campagne de matches amicaux réussis, le SCO commence son championnat contre les 2 Paris : courte victoire contre le FC (1-0 puis courte défaite chez le SG (0-1). Mais cela se gâte. Alors que le SCO misait sur Lepaul, ce dernier part in extremis à Rennes pour renflouer les caisses et revient 2 jours plus tard à Raymond-Kopa pour marquer ! Le SCO est interdit de recrutement, même en prêt (!) et doit faire confiance à ses jeunes. Après 5 matches sans victoire, le SCO prend une dérouillée à Strasbourg (5-0). Mais elle semble salvatrice puis les Angevins enchaînent ensuite les bonnes performances, dont un nul contre Monaco (1-1) et un nul à Marseille (2-2). Sur novembre/décembre, le SCO gagne même 4 matches sur 5, dont le cadeau de Noël : 4-1 contre Nantes et l'on se met alors à rêver d'un peu mieux que d'un maintien. La trêve de Noël se passe et la bonne dynamique se casse : Abdelli fait grêve pour partir à Marseille et Chérif est lui aussi transféré. Les 2 joueurs sont bien remplacés, mais cela ne suffit pas. Le SCO finit les matches aller avec une défaite au Havre (2-1) à une intéressante 10ème place, à 8 points du barragiste.
Les matches retour commencent par une déroute (défaite à domicile contre Marseille 5-2) mais l'équipe réagit et enchaîne avec un bon nul au Paris FC (0-0) et 2 courtes victoires à domicile contre Met et Toulouse (1-0). Une série de 3 défaites gâche les choses et enlève tout espoir de beau parcours. Désormais, c'est bien la bataille du maintien qui se joue. On la pense acquise au soir de la 25ème journée après une nouvelle victoire à Nantes (1-0). Mais il s'agit de la dernière victoire du SCO, qui finit la saison avec 4 nuls et 5 défaites, dont une rouste à Lens (5-1). Le maintien est acquis au soir de la 33ème journée après un nul arraché contre Strasbourg, alors que les poursuivants remontaient rapidement leur retard.
Comme la saison passée, le point noir aura été l'attaque, avec seulement 29 buts marqués, soit la 17ème attaque, à égalité avec Nantes, le 12ème étant à 43 buts... Mais il y a de sacrées circonstances atténuantes avec le leader de l'attaque, Lepaul, qui file après 2 journées et finit meilleur buteur de L1. Puis son remplaçant, Chérif, s'en va au mercato, accompagné d'Allevinah qui n'aura quasiment pas joué. Puis le remplaçant du remplaçant, Peter, qui se blesse durant les matches retour. Le SCO n'a marqué 2 fois dans un même match qu'à 5 reprises ! Et jamais plus. La défense a fait nettement mieux, avec 48 buts encaissés, soit la 10ème défense. Dommage qu'il y ait eu 3 craquages à 5 buts, car elle a été tout à fait solide le reste du temps. À domicile, le bilan est équilibré avec 23 points (6 victoires, 5 nuls, 6 défaites) mais cela n'en fait que la 14ème équipe. Loin de ses bases, le SCO est 13ème, avec 13 points et seulement 3 victoires (Toulouse, Nice et Nantes) et 11 petits buts marqués.
En Coupe de France, le parcours a été sans saveur, avec une qualification aux tirs au but aux Herbiers (N2) puis une défaite aux tirs au but contre Toulouse (L1).
Si l'on excepte le huis-clos contre Lille, il y a eu 12575 spectateurs de moyenne en championnat contre 13164 la saison précédente, soit une baisse de 4%, mais cela reste une bonne saison. Plusieurs décisions prises par le club ont impacté l'affluence. Tout d'abord, pour limiter l'effet "envahissement par les supporters adverses", le club a décidé de places sèches très chères pour certains matches, ce qui a été en partie efficace. De plus, suite aux inondations qui ont précédé la rencontre contre Lille, le SCO a préféré jouer à huis-clos plutôt que reporter la rencontre, ce qui a été mal perçu par nombre de supporters.
Les trois meilleures affluences ont été :
L'affluence a faibli en moyenne mais a été plus régulière, avec aucune affluence sous la barre des 10000 spectateurs, et une seule au-dessus des 15000. Elle a été surtout fonction du prestige de l'adversaire, plus que du moment de la saison.
Saïd Chabane est toujours présent, même s'il s'est peu exposé dans les médias. Il a organisé un remaniement de l'organigramme et présenté un plan "SCO2030". Son fils, Romain, a quitté son poste de président.
Avec la réorganisation, Jérôme Negroni est devenu président du directoire. Il structure discrètement le club. Mais il a aussi à son passif pour cette saison la décision de jouer le match contre Lille à huis-clos plutôt que de le repousser.
Pour Laurent Boissier, le mercato d'été a été compliqué puisque tout était basé sur les ventes de Fofana et Abdelli, qui ne se sont pas concrétisées, obligeant à vendre au tout dernier moment Lepaul, qui devait être la tête d'affiche du club. Il a pu vendre à bon prix au mercato d'hiver. Cela a sécurisé l'avenir financier du club, mais aussi fragilisé l'aspect sportif à court terme. La plupart des recrues ont été des prêts.
Même commentaire que la saison passée : Alexandre Dujeux a encore réussi un miracle. Privé de son meilleur buteur après 2 journées, sans recrue ou presque durant l'été, Dujeux a fait confiance aux jeunes et trouvé un 11 type qui a réussi une excellente première moitié de championnat. La seconde moitié a été plus compliquée avec le départ de son nouveau meilleur buteur et de son meilleur joueur en janvier. Dujeux a dû travailler avec un effectif réduit, fatigué et des bouts de ficelle. Il a réussi à obtenir le maintien, mais cela a été beaucoup plus laborieux qu'imaginé à Noël.
Il a été élu meilleur joueur de la saison par les supporters, Hervé Koffi, simplement prêté par Lens avec une option d'achat refusée par la DNCG, a séduit tout le monde, que ce soit par sa bonne humeur permanente ou, surtout, par ses performances extraordinaires sur le terrain. S'il prenait un peu trop de risques en début de saison sur sa relance au pied, il s'est corrigé et est resté un rempart de premier ordre tout au long de la saison. Il a même probablement réussi l'arrêt de la saison en L1 en sortant un coup franc de Clauss (Nice), que tout le monde voyait dans la lucarne. Zinga et Pona se sont partagés les matches où Koffi était absent (notamment contre Lens en vertu d'un accord) et ceux de Coupe de France. Zinga a fait le boulot sans plus. Pona a déçu pour ses premières apparitions avec l'équipe 1. Fofana était également présent en début de saison mais n'a pas joué.
La défense a joué à 4 une bonne partie de la saison, même si elle a terminé à 5. Arcus était le titulaire à droite, avec quelques piges en central droit à 5. Il a eu des hauts et des bas dans sa saison, probablement en lien avec tous ses voyages réalisés avec la sélection d'Haïti pour se qualifier pour la Coupe du Monde, à laquelle il a participé. Raolisoa a parfois joué à ce poste. Louër a pris de plus en plus de temps de jeu. Il a réalisé des prestations encourageantes. Le central droit était Camara, qui fait une grosse saison. Biumla a un peu joué mais a été plutôt décevant. Bamba a également rendu service, surtout en fin de saison. Central gauche, le boss, c'est Lefort, qui a à nouveau enchaîné tous les matches de L1, sans manquer une minute. Le latéral gauche était Ekomié, qui a fait une très bonne saison, avec beaucoup d'allers-retours sur le terrain. Hanin l'a souvent suppléé en fin de match. Sinaté a également commencé à apparaître dans le groupe. A noter que Gaya a été prêté avant de jouer.
Au milieu, le SCO a souvent joué à 3, avec 2 défensifs et 1 offensif. Belkebla était le capitaine et a joué la plupart des matches. Il a quand même connu quelques coups de mou. A ses côtés, en défensif, il a eu plusieurs partenaires. Le principal a été Abdelli, sur la 1ère partie de saison. Il a commencé blessé mais est ensuite monté en puissance jusqu'à son chef d'oeuvre face à Nantes. Puis il a fait grève pour partir à Marseille et la fin de son aventure angevine s'est terminée en eau de boudin. Van den Boomen, arrivé en janvier, a joué à différents postes du milieu. Il a montré une belle qualité de jeu long, mais doit s'affirmer dans le duel. Courcoul est souvent entré en jeu. Il a du potentiel mais il doit désormais franchir un cap. Diatta est entré quelques minutes en fin de match. En milieu offensif, c'est Mouton qui a joué les 2 tiers de la saison, principalement pour gêner la relance adverse. Il a plutôt bien tenu ce rôle peu commun, mais il a baissé de pied puis s'est gravement blessé.
L'attaque était généralement constituée de 3 joueurs. Sur la droite, c'est bien souvent Belkhdim qui s'y collait, bien que ce ne soit pas son poste de prédilection. Il s'en est très bien tiré, avec quelques buts et passes décisives à la clé, et surtout une grosse capacité à faire les efforts défensifs en plus de proposer des solutions devant. Raolisoa l'a souvent relayé à ce poste également, avec en point d'orgue le but de la saison face à Toulouse. Le côté gauche a été surtout occupé par Sbaï, arrivé en cours de saison. Il a fait de bons débuts en étant assez déroutant pour ses adversaires, puis il s'est petit à petit éteint, avec un jeu trop prévisible et compliqué. Il s'est réveillé en fin de saison, notamment avec un repositionnement en soutien de l'avant-centre, ce qui lui a valu de participer à la Coupe du Monde. Pour les avant-centres, cela a tourné. C'est Lepaul qui a commencé la saison mais est parti au bout de 2 matches. Puis cela a tourné entre Chérif et Peter. Chérif s'est plutôt imposé, avant de partir pour une coquette somme au mercato d'hiver. Peter a donc fini la saison et fini meilleur buteur. Koyalipou est arrivé fin janvier pour mettre un peu de concurrence mais il n'a pas convaincu. Machine est souvent entré en fin de match, avec quelques bonnes apparitions mais souvent trop timides. Djibirin a apporté sa fraîcheur sur des fins de match également, mais il a raté la fin de saison pour blessure. Kalumba a fait quelques apparitions avant d'être transféré. Allevinah a raté la première moitié de saison en raison d'une blessure. Et alors qu'il faisait un très bon retour, il a été prêté en Turquie. Moussaoui a joué quelques instants en Coupe de France.